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VADÉMÉCUM 2016-2017

Un VADÉMÉCUM, instituant les pratiques de l’école ?

Certains pourront se demander à quoi ça sert…

À accueillir les nouveaux enseignants de l’école, sans avoir à répéter les choses pour les anciens et donc éviter à ces derniers des pertes de temps ! Évitons la réunionnite !

À pérenniser des pratiques qui règlent le fonctionnement de l’équipe,  qui donnent la couleur de l’école en terme d’éthique professionnelle.

À anticiper des conflits qui peuvent survenir dans tout groupe humain, sur des questions délicates: répartition des classes, des élèves, …

À assurer la SÉCURITÉ et le SUIVI des élèves, …

Il s’agit donc de disposer d’un cadre de référence , utile, toujours re-négociable, adaptable en fonction des constats et des besoins…

Plus l’équipe se stabilise, et moins ce cadre écrit peut sembler nécessaire !

Et pourtant, chacun sait que tout projet finit par souffrir d’une perte de MÉMOIRE !

Alors, ce VADÉMÉCUM est une mémoire !

Il est aussi un instrument de lisibilité, vis à vis de nos partenaires.

Je vous en propose ici une version anonymée…

@PDF > vademecum-2016-2017-version-anonymee

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Prérentrée et liste des Sujets à traiter

On trouvera ici l’ordre du jour de la prérentrée… Une liste à cocher, non exhaustive et adaptable au contexte.

@PDF Ordre du jour Prérentrée et Jours suivants

On trouvera en complément, ici, d’autres documents utiles pour organiser ces réunions déterminantes pour l’année scolaire.

Répartition des classes

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Dessin Site : Danger école …

Sujet des plus sensibles dans bien des écoles… parce qu’il a des conséquences directes sur la vie professionnelle et personnelle des un(e)s et des autres!

J’ai pu observer des équipes au bord de la rupture sur cette question!  Ça ne doit pas être exceptionnel si j’en crois le dessin de Jack !  Des collègues exigeaient l’application de la règle d’ancienneté absolue et revendiquaient de bonne foisur la base d’une règle relevant de l’usage et ne reposant pourtant sur aucun texte officiel – le droit de changer de classe à l’envie, d’autres déclaraient vouloir suivre leurs élèves telle année et pas telle autre,   pendant que certains  se retranchaient derrière l’intérêt des enfants pour refuser un changement qui les obligeait à tout re-travailler alors qu’ils venaient à peine de s’installer dans un niveau (pas faux cet argument, même si le changement peut être bénéfique au bout de quelques années!). À la clé, des collègues otages des désirs des uns ou des autres, et des mois de juin houleux!

Il est toujours possible de justifier tout et son contraire !

On oppose souvent à ce propos  l’intérêt des élèves et celui  des adultes!

Faut-il rappeler que le climat scolaire repose aussi sur le bien-être des adultes au travail: il s’agit donc de trouver un équilibre ! Ne faut-il pas chercher à concilier l’intérêt de l’élève, la cohésion de l’équipe, et le bien-être au travail ? Cocktail des plus complexes!

Souvent d’ailleurs, le problème ne se pose pas, car les établissements sont de petites tailles, les enseignants sont stables, les classes et les effectifs aussi!

Mais quand on n’a pas anticipé le problème, gare à l’équipe quand il se pose!

C’est une réalité, la règle de l’ancienneté absolue est encore très courante! Je connais des écoles qui remettent tout à plat chaque année, en donnant le choix du plus ancien dans l’école au dernier arrivé !

Nous avons essayé en 2015, à la demande de quelques collègues inquiets, de poser des règles acceptables par tous, et nous avions pensé que le meilleur moyen c’était encore de calquer notre fonctionnement interne sur celui du mouvement départemental qui est validé par les représentants du personnel. Bref, à la dictature de l’ancienneté absolue qui place l’ancienneté au même niveau que le privilège de droit divin, nous avons préféré une organisation plus démocratique, « l’ancienneté relative » . Cette ancienneté s’applique alors,  en dernier recours, sur les postes vacants  (sauf contradiction évidente avec l’intérêt des élèves).

Mais il est impossible de mettre la vie en boîte, et la question se posera peut-être : à partir de quand peut-on demander à remettre les choses à plat ?

Inutile de préciser que c’est un « règlement à minima » permettant d’éviter la dictature du plus ancien, et préservant grâce à sa lisibilité, la sérénité indispensable à la prise en compte d’un intérêt supérieur: celui de l’élève!

Piloter une école nécessite de la stratégie, et il n’est pas toujours « rentable » de passer en force sur la base de bonnes intentions déclarées . La couleur d’un établissement repose sur des valeurs éthiques et déontologiques partagées, ayant des conséquences directes sur les postures personnelles qui doivent être en corrélation … On fait rarement partager des valeurs par la force ou par une décision unilatérale! Conduire le groupe dans cette réflexion, revenir sur des représentations erronées construites parfois en formation initiale, cheminer ensemble vers un projet ne négligeant aucun des leviers en jeu dans un climat scolaire favorable aux apprentissages… tel est le pari d’une direction collaborative !

Croire en l’intelligence du groupe, mais aussi parfois s’opposer au désir d’un seul !

Construire ensemble un règlement et accepter finalement de l’appliquer parce qu’on en aura compris les fondements…

Ces sujets sont importants, la réussite de l’année scolaire suivante se joue en juin, sur ces questions…

 

Vadémécum 2015


 

Rappel du texte (référentiel métier du directeur )

« Le directeur répartit les classes après avis du conseil des maîtres. »

Les règles retenues par vote en conseil des maîtres pour la répartition des classes sont les suivantes :

1/ La répartition des classes fait l’objet d’un conseil des maîtres réunissant tous les maîtres concernés.

  • Chacun y fait état de ses envies, désirs … de mobilité ou de stabilité.
  • Les prescriptions départementales sont prises en compte;
  • L’intérêt des élèves reste central dans la réflexion préalable: les classes sont constituées en amont sur cette unique base et leur distribution en tient compte: cette dimension ne peut faire l’objet d’une règle pré-établie car elle est étroitement dépendante des circonstances annuelles.

2/ Une fois ces principes établis, et si la négociation entre pairs ne permet pas d’arriver à un consensus, alors la règle de l’ancienneté relative calquée sur le fonctionnement du mouvement départemental permet de débloquer la situation.

Règle de l’ancienneté relative :

3/ Seuls les postes déclarés vacants (départs, ouvertures, …) sont ouverts à la mobilité : sur ces postes découverts, la règle de la priorité absolue peut s‘appliquer (du plus au moins ancien, sauf en cas de conflit avec l’intérêt des élèves)

4/ En cas de modification importante de sa classe, un titulaire peut demander de faire jouer la règle de l’ancienneté absolue (remise à plat des postes avec application de la règle d’ancienneté absolue).

Ex : j’avais un CP, il n’existe plus !

Ce type de fonctionnement met en avant la négociation dans le groupe, la réflexion / intérêts des élèves…

Si malgré tout, un consensus ne se dégageait pas, le (la) directeur(trice) peut faire appel à un médiateur extérieur (IEN par exemple).

D’autres règles sont envisageables, mais dépendent de considérations très locales et souvent instables:

  • répartition alternée des cours simples et multiples, mais  ça repose sur l’idée qu’un cours double est plus difficile qu’un cours simple, et c’est pas toujours vrai, loin de là! Tout dépend en effet des principes qui ont soutenu la constitution des classes et il arrive que l’on décide de ne proposer que des cours doubles (c’est notre cas cette année en C3)….
  • On peut aussi proposer un changement tous les 5 ans, mais cette idée est virtuelle, et en REP où je travaille, les projets ont besoin de temps pour se développer et s’installer! ça peut donc être contraire à l’interêt des élèves !
  • etc..

Bref, la solution ?

Un principe de base (l’intérêt de l’élève) ,  une règle minimale recours (l’ancienneté relative qui est une révolution dans bien des écoles encore attachées à l’ancienneté absolue) et l’art de poser les bonnes questions en conseil des maîtres.

Sachez-le, ce type de règle de fonctionnement est à définir bien en amont des répartitions , pour éviter le dilemme affectif à chacun d’entre nous: comment, en effet, voter pour une règle, même quand elle est jugée équitable,  si l’on sait qu’elle va s’opposer aux désirs  d’un  collègue avec qui on entretient des relations privilégiées? 

Dans un groupe d’adultes, les choix collectifs doivent se faire sur des principes, non sur des affects à géométrie variable.

Vous trouverez dans notre Vadémécum, le fonctionnement institutionnalisé de notre école: VADÉMÉCUM

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ailleurs sur le WEB

Site IEN

Site référentiel métier Directeur

Charivari, sur le même sujet…

Climat scolaire, quoi d’neuf ?

Notre projet climat scolaire a deux ans… Il se veut systémique en agissant simultanément  sur 9 leviers articulés autour d’une posture centrale: l’accueil de la parole.

Nous vous avions présenté sa genèse, ainsi que le scénario qui nous avait permis de le concevoir puis de le développer..Nous en avons fait un bilan qui a donné lieu à une Gazette N° spécial « climat scolaire »  et proposé à chacun des acteurs une feuille d’autopositionnement permettant de dépasser les affects pour aller sur l’analyse…

Je vous propose ici une dernière carte mentale qui fait état de l’état actuel du projet. Un projet vivant évolue, s’adapte sans cesse, en même temps que ses acteurs progressent dans leur analyse…

Cette dernière carte prend en compte ce que  l’école développe pour tenter d’associer les parents les plus éloignés de l’école.

Pour visualiser  > Carte Poitiers Niveau 5

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La direction, en une année

Vous trouverez ici le film annuel du directeur d’école.

Un document utile pour tout nouveau directeur! Mais pas d’affolement, nouveaux compagnons de galère!

Grâce au numérique, nous sommes soutenus toute l’année par les équipes de circo. et la DSDEN par des courriels réguliers de rappels…

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Classeur « Libre Service »

Une première nécessité: trouver des fonctionnements permettant au Directeur (à la Directrice) de perdre le moins de temps possible dans des tâches administratives pour se concentrer sur l’essentiel: les relations, la réussite scolaire (pédagogie, suivi de  scolarité, …)

Une deuxième nécessité: Rendre les collègues de plus en plus autonomes, et donner les outils facilitant la mise en oeuvre des décisions prises.

Ce qui est disponible dans notre classeur « libre service »:

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Conduite des Réunions

reunionSujet épineux pour tout directeur , surtout depuis un an  (changement des temps scolaires) !

Comment faire pour que ces temps de travail soient utiles ,  en donnant à chacun, cerise sur le gâteau,  le sentiment de ne pas perdre son temps ?

D’abord, chers collègues directeurs, déculpabilisez!  La réussite d’une réunion ne repose pas que sur vous : chacun y porte sa part de responsabilité !

Une première clé de la réussite, c’est l’authenticité des projets bâtis sur des besoins identifiés, la confiance partagée et la délégation  !

Le système de « pilotage des actions » , danimation de réunions, par des collègues… transfère à chaque membre de l’équipe  une partie des responsabilités collectives!

Et en même temps une visibilité, une reconnaissance  pour chacun, dans l’équipe ! Se sentir reconnu, avoir sa place, ça n’a pas de prix ! Question d’estime de soi

Encore faut-il que le Directeur accepte de partager ses prérogatives, sans craindre de perdre des pouvoirs de toute façon illusoires ! 

Mais on ne peut déléguer que si l’on sait où on va ! Clarté du projet !

Une deuxième clé, c’est la transparence du fonctionnement , dont  la capacité à affronter les difficultés et les désaccords fait partie.  Et là, mieux vaut avoir un minimum de connaissances sur ce qui se joue en communication et sur les types de personnalité auxquels vous allez parfois vous « confronter » !

Quelques principes de base:

Négocier les temps et modalités de réunions, en sachant que plus vous multipliez les réunions courtes, et plus vous donnerez aux collègues le sentiment de ne plus se quitter ! Risque d’overdose! 

Il n’est pas inutile de redonner, en début d’année, une information claire sur nos obligations. Tout le monde est sensé savoir, mais en réalité…  ! 

– Avoir une visibilité sur l’année, établir un calendrier des réunions, de période en période pour permettre à chacun(e) d’anticiper et de gérer au mieux ses contraintes personnelles (problèmes de gardes d’enfants, par ex)

Perso, pour ces deux premiers points (connaissance du cadre et négociation)  , j’utilise des cartes heuristiques comme ici.

– C’est une évidence, mais une réunion, ça se conduit … un peu comme une bonne séance d’apprentissage:

> une réunion se prépare, il y a un ordre du jour et un déroulement prévu (le menu) ; on situe la réunion dans le cursus, on distribue la parole si nécessaire et il y a un gardien du temps !On ne se quitte pas sans faire une brève synthèse des avancées, des décisions prises… et sans définir des perspectives, histoire de se mettre en projet ! Un compte-rendu écrit permet d’instituer les décisions ! 

> En incitant les collègues volontaires à piloter eux-mêmes  actions, projets et réunions , chacun finira par appréhender ce rôle difficile d’animateur de réunion.  La qualité d’écoute et de participation y gagnera ! Commencer par donner à chacun l’occasion de traiter d’un sujet en conseil d’école ! Vous verrez que la plupart des collègues le feront souvent bien mieux que vous ! Chacun se sentira investi, et vous pourrez vous concentrer sur la gestion des relations et de la communication!

> Rien de pire que ces réunions où les uns mangent, les autres continuent de corriger leurs cahiers ou de préparer leur travail du lendemain tout en écoutant d’une oreille distraite ! Alors, clarté du cadre oblige, fixons un protocole: quand on est en réunion, c’est pour travailler pleinement sur un sujet ! On ne corrige pas ses cahiers, on ne mange pas…. sauf si on en a décidé autrement, collectivement  et occasionnellement !

– Le travail d’équipe se décline en de nombreuses modalités selon besoins et état d’avancée du projet; la règle de l’alternance (rythme) si importante en pédagogie est valable ici aussi !

> Alternance des regroupements:  collectif, groupes, binômes, individuel, travail de cycle, travail thématique inter-cycle, travail en équipe, travail entre écoles,  …  

Alternance et différenciation des  tâches : tout le monde n’est pas obligé de faire la même chose au même moment ! Oeuvrer au projet commun en se partageant le travail ! Retour au collectif indispensable  !

> Alternance des supports: oraux, écrits individuels ou collectifs (vidéo-projecteur), textes à lire, dessins humoristiques, ressources numériques, alimentation en lectures permettant l’avancée du groupe,  l’amorçage des discussions (cf exemple de notre Gazette) .

> Alternance des types de travail:  groupes de productions, de pilotage, temps de réflexion, d’échange ou d’analyse, de recherche, de mise en pratique, …

> Alternance des interventions: faire appel aux ressources et intérêts de chacun, à des compétences extérieures qui viendront alimenter le groupe au bon moment (services sociaux, médicaux, culturels, équipe de circonscription, collègue innovant, …) ; élargir , sur certains temps, aux membres de l’équipe éducative quand le sujet s’y prête: le concierge, le personnel périscolaire, des parents élus… (pour le travail sur le climat scolaire par exemple!)

> Alternance des temps et lieux de réunion, en fonction des besoins et des disponibilités: concertations longues ou courtes, plages horaires variées pour ne pas indisposer toujours les mêmes ; changer les lieux de réunion (dans,  et pourquoi pas hors de l’école!)

> Comme en classe, il faut aussi, parfois, savoir relâcher, la convivialité n’est pas interdite !

Travailler UTILEMENT et EFFICACEMENT en réunion, on le voit, suppose un vrai investissement pour le directeur (la directrice)  qui manque cruellement de temps !

Pas d’autre solution que de déléguer, progressivement, des prérogatives qui n’appartiennent pas qu’à lui! Le directeur n’est d’ailleurs pas obligé d’être systématiquement présent (cf texte « conseils de cycles »)

Mais attention, la délégation repose sur la clarté de cadres partagés qui nécessitent discussion et consensus minimal … Dans le cas contraire, on tombe vite dans le « chacun pour soi » et dans les initiatives désordonnées !

« Quand chacun fait ce qui lui plait, on fait forcément déplaisir à quelqu’un!« 

Dernier point, ne culpabilisez pas si vous ne faites pas tout ça ! Moi qui écris ces quelques lignes, je ne trouve pas le temps de tout appliquer! Je tends à… et c’est déjà un gros travail !