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VADÉMÉCUM 2016-2017

Un VADÉMÉCUM, instituant les pratiques de l’école ?

Certains pourront se demander à quoi ça sert…

À accueillir les nouveaux enseignants de l’école, sans avoir à répéter les choses pour les anciens et donc éviter à ces derniers des pertes de temps ! Évitons la réunionnite !

À pérenniser des pratiques qui règlent le fonctionnement de l’équipe,  qui donnent la couleur de l’école en terme d’éthique professionnelle.

À anticiper des conflits qui peuvent survenir dans tout groupe humain, sur des questions délicates: répartition des classes, des élèves, …

À assurer la SÉCURITÉ et le SUIVI des élèves, …

Il s’agit donc de disposer d’un cadre de référence , utile, toujours re-négociable, adaptable en fonction des constats et des besoins…

Plus l’équipe se stabilise, et moins ce cadre écrit peut sembler nécessaire !

Et pourtant, chacun sait que tout projet finit par souffrir d’une perte de MÉMOIRE !

Alors, ce VADÉMÉCUM est une mémoire !

Il est aussi un instrument de lisibilité, vis à vis de nos partenaires.

Je vous en propose ici une version anonymée…

@PDF > vademecum-2016-2017-version-anonymee

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Classes ouvertes, fin d’expérience

L’école travaille sur le climat scolaire depuis trois ans. Le but de ce projet est d’améliorer les relations pour favoriser les apprentissages.

Le travail engagé n’est pas une assurance définitive contre tout évènement contraire à ce qui est attendu!  Il vise à:

  • agir de façon préventive, en mettant en jeu des actions sur différents leviers (cf projet)
  • être prêt à réagir en cas de problème, car nul ne peut garantir qu’il n’arrivera rien!

L’école vient de terminer son expérience « Classes ouvertes ».
Trois classes s’étaient lancées dans l’aventure, non sans une certaine appréhension.

« Donner sa classe à voir, c’est un peu comme si on ouvrait son foyer au regard des voisins!

C’est laisser entrer des « étrangers » dans son univers personnel, c’est donner quelque chose de sa personne, c’est  se dévoiler, c’est donner à voir sans que l’on sache vraiment ce que l’autre vient chercher ! »

Pas facile donc, et mieux vaut y réfléchir avant de se lancer dans l’aventure:

Pourquoi ouvrir sa classe ?

Pour qui ?

Pour obtenir quoi ?

Une observation voulue en 3 temps donc, pour éviter ce que l’on ne veut pas : le jugement des personnes!

Temps 1: une réunion préparatoire pour fixer un cadre , respectueux et protecteur.

Temps 2 : un temps d’observation en classe

Temps 3: une réunion de débriefing, pour échanger, questionner, mettre en perspective, identifier de grandes questions éducatives qui pourraient réunir parents et enseignants.

En 2 soirées, Mardi 17 et vendredi 27 mai, une trentaine de parents se sont retrouvés avec le Directeur et les enseignantes pour échanger sur cette expérience inédite.

100% de parents se sont déclarés intéressés, … Les uns ont parlé d’émotion, d’amusement, de surprise, d’intérêt, de compréhension, …

Tous ont pris la mesure de la complexité du métier d’enseignant, d’autres ont trouvé beaucoup de changements par rapport à l’école de leur enfance… Ils ont remarqué la motivation des élèves, la volonté des enseignantes de répondre aux besoins particuliers grâce au travail de groupe, … !

Je laisserai le mot de la fin à deux mamans qui nous ont touchés…

« Moi qui ai 4 enfants dont 3 très grands, je n’avais jamais eu l’occasion d’entrer dans une cour ou dans la classe de mes enfants, j’en rêvais! Dans cette école, il y a quelque chose de très particulier que je n’ai jamais ressenti à ce point: ici, on sent que l’enfant n’est pas qu’un élève, que l’enfant est pris en compte !« 

Un autre mot d’une maman qui a expliqué sa relation à l’école:

« Moi, c’est simple… je fais confiance aux enseignants, et je sais que l’on peut travailler ensemble!« 

Alors juste un mot, merci pour ces beaux compliments, tant ils soulignent ce que l’école tente de mettre en place !

Bon, nous ne sommes pas naïfs et cultivons la transparence, parce que la seule façon d’avancer , c’est de se confronter avec réalisme aux obstacles !

Même si l’école met en place beaucoup d’opérations d’ouverture en direction des familles (cour ouverte, classe ouverte, Discut’café, remise des bulletins en mains propres, BLOG de l’école, stratégie d’écoute, instants conviviaux, journal des parents) et travaille sur les relations avec et entre les élèves (écoute et surveillance active,  message clair, débats philo, conseils coopératifs, Education Civique et Morale,…) …  quelques familles, les plus éloignées de l’école, demeurent insensibles à ce que l’école  propose!

On observe par ailleurs que les  (très rares) parents qui créent des évènements conflictuels sont, la plupart du temps,  des parents qui ne fréquentent aucun des dispositifs proposés… Ils ne s’inscrivent pas dans un processus partenarial… pour des raisons très variées.

Bilan en conseil des maîtres le samedi 4 juin…  Ressentis, effets, élargissement de l’expérience , fin ?

Revenez nous lire!

L’écrit collaboratif… un outil au service du groupe

J’ai testé pour vous…

Bon, vous l’savez chers lecteurs directeurs,  la co-construction à 15 … c’est difficile ! Et cette difficulté remet en cause le travail d’équipe, fait le bonheur des contempteurs du collectif!

Les réunions plénières devraient être réservées à l’amendement, au choix, aux décisions, à partir de travaux préparatoires proposés par des petits groupes qui se réuniraient en amont pour construire.

Je teste en ce moment un éditeur d’écrit collaboratif destiné à préparer une réunion plénière qui aura lieu en janvier 2016.

Il s’agit de doter progressivement le groupe des ressources nécessaires, de donner la possibilité à chacun de faire des propositions de contenus, d’achats et d’actions au service de notre projet « éducation morale et civique » .  Ainsi chacun pourra quand il le souhaite et s’il le souhaite, alimenter l’équipe de ses trouvailles et propositions.

Arriver en réunion avec les documents nécessaires, avec des sujets déjà explorés, avec des propositions déjà réfléchies…

Une tentative de collaboration à distance! J’vous donnerai des nouvelles dans quelques semaines!

Logiciel: Framapad

 

Collaborer, coopérer, mutualiser… une chanson exigeante

Dans mon école, on collabore , on coopère, on mutualise… enfin on essaie, avec des degrés divers de réussite, parce que c’est difficile !

Mais quelle richesse !

On utilise souvent ces mots indifféremment, et pourtant c’est pas la même chose ! J’vous parle d’une direction collaborative, pas d’une direction coopérative même si nous coopérons régulièrement!

La mutualisation, c’est le partage de ressources au service d’un objectif partagé. Quand l’école réfléchit à l’évaluation positive, Emmanuelle apporte le bulletin réalisé dans son école précédente, Noémie et Charlotte leur expérience des ceintures de compétences, Charlotte ses notes de lecture sur la question, …

La coopération suppose une répartition coordonnée des tâches au service de la réalisation d’un objectif commun: chacun assume une part de la responsabilité collective, et il y a une répartition claire du travail entre les membres de l’équipe. Le tout se reconstitue en fin de parcours par assemblage des parties.

Bref nous coopérons parfois, et le gain réside dans la division du travail et donc dans le gain de temps. La condition de la réussite, c’est l’implication de chacun de ses membres: chacun doit contribuer, assumer sa part … Quand l’un n’assume pas sa part du travail à réaliser, une sous tâche de la tâche finale… alors le résultat attendu est compromis, le groupe est menacé !

Exemples de coopération dans notre école:

> projet philo et répartition entre chacun des membres du groupe des sujets et des séances à préparer.

> Notre système de pilotage des projets (défi math, lectures offertes, fête, …) est un modèle coopératif: l’un d’entre nous prend en charge une opération, la définit, partage la tâche en sous-tâches qu’il répartit entre chaque volontaire.

Il y a l’idée d’une hiérarchie dans la coopération, … une délégation de la responsabilité à un coordonnateur, même si les interactions entre les membres du groupe sont nécessaires à la cohérence de l’ensemble.

La collaboration, c’est une autre chanson !

Il s’agit de construire, d’extraire ensemble une conception partagée d’un problème; de définir des objectifs communs et de réfléchir aux moyens d’y parvenir… Discussions, négociations, conflits parfois sont à la clé. La collaboration est exigeante, demande du temps et la présence de chacun à toutes les phases de construction, …

Exemple de collaboration dans notre école: définition d’un cadre de travail partagé;

Exemple de collaboration sur le Web: Wikipédia

Ce qui sépare en fait ces deux concepts se situe essentiellement dans l’esprit des participants, dans ce qui lie l’individu au groupe: dans le cas de la collaboration, il y a égalité entre chacun des membres, volonté de participer , d’échanger, de contribuer à la réflexion, …

Mais sachez-le, travailler ensemble demande du temps et de l’engagement ... Pas de temps commun (en « distanciel » ou en « présentiel ») , pas de travail collaboratif !

Question de temps et… d’esprit! Travailler ensemble exige la capacité à abandonner une partie de soi !

Pour qu’un travail coopératif et collaboratif fonctionne, il faut que chaque individu ait le sentiment d’en tirer un bénéfice, et que l’ensemble gagne en efficacité!

Gagner en efficacité, là est toute la question !

Illustration: média fiche d’ac. créteil….

Conduite des Réunions

reunionSujet épineux pour tout directeur , surtout depuis un an  (changement des temps scolaires) !

Comment faire pour que ces temps de travail soient utiles ,  en donnant à chacun, cerise sur le gâteau,  le sentiment de ne pas perdre son temps ?

D’abord, chers collègues directeurs, déculpabilisez!  La réussite d’une réunion ne repose pas que sur vous : chacun y porte sa part de responsabilité !

Une première clé de la réussite, c’est l’authenticité des projets bâtis sur des besoins identifiés, la confiance partagée et la délégation  !

Le système de « pilotage des actions » , danimation de réunions, par des collègues… transfère à chaque membre de l’équipe  une partie des responsabilités collectives!

Et en même temps une visibilité, une reconnaissance  pour chacun, dans l’équipe ! Se sentir reconnu, avoir sa place, ça n’a pas de prix ! Question d’estime de soi

Encore faut-il que le Directeur accepte de partager ses prérogatives, sans craindre de perdre des pouvoirs de toute façon illusoires ! 

Mais on ne peut déléguer que si l’on sait où on va ! Clarté du projet !

Une deuxième clé, c’est la transparence du fonctionnement , dont  la capacité à affronter les difficultés et les désaccords fait partie.  Et là, mieux vaut avoir un minimum de connaissances sur ce qui se joue en communication et sur les types de personnalité auxquels vous allez parfois vous « confronter » !

Quelques principes de base:

Négocier les temps et modalités de réunions, en sachant que plus vous multipliez les réunions courtes, et plus vous donnerez aux collègues le sentiment de ne plus se quitter ! Risque d’overdose! 

Il n’est pas inutile de redonner, en début d’année, une information claire sur nos obligations. Tout le monde est sensé savoir, mais en réalité…  ! 

– Avoir une visibilité sur l’année, établir un calendrier des réunions, de période en période pour permettre à chacun(e) d’anticiper et de gérer au mieux ses contraintes personnelles (problèmes de gardes d’enfants, par ex)

Perso, pour ces deux premiers points (connaissance du cadre et négociation)  , j’utilise des cartes heuristiques comme ici.

– C’est une évidence, mais une réunion, ça se conduit … un peu comme une bonne séance d’apprentissage:

> une réunion se prépare, il y a un ordre du jour et un déroulement prévu (le menu) ; on situe la réunion dans le cursus, on distribue la parole si nécessaire et il y a un gardien du temps !On ne se quitte pas sans faire une brève synthèse des avancées, des décisions prises… et sans définir des perspectives, histoire de se mettre en projet ! Un compte-rendu écrit permet d’instituer les décisions ! 

> En incitant les collègues volontaires à piloter eux-mêmes  actions, projets et réunions , chacun finira par appréhender ce rôle difficile d’animateur de réunion.  La qualité d’écoute et de participation y gagnera ! Commencer par donner à chacun l’occasion de traiter d’un sujet en conseil d’école ! Vous verrez que la plupart des collègues le feront souvent bien mieux que vous ! Chacun se sentira investi, et vous pourrez vous concentrer sur la gestion des relations et de la communication!

> Rien de pire que ces réunions où les uns mangent, les autres continuent de corriger leurs cahiers ou de préparer leur travail du lendemain tout en écoutant d’une oreille distraite ! Alors, clarté du cadre oblige, fixons un protocole: quand on est en réunion, c’est pour travailler pleinement sur un sujet ! On ne corrige pas ses cahiers, on ne mange pas…. sauf si on en a décidé autrement, collectivement  et occasionnellement !

– Le travail d’équipe se décline en de nombreuses modalités selon besoins et état d’avancée du projet; la règle de l’alternance (rythme) si importante en pédagogie est valable ici aussi !

> Alternance des regroupements:  collectif, groupes, binômes, individuel, travail de cycle, travail thématique inter-cycle, travail en équipe, travail entre écoles,  …  

Alternance et différenciation des  tâches : tout le monde n’est pas obligé de faire la même chose au même moment ! Oeuvrer au projet commun en se partageant le travail ! Retour au collectif indispensable  !

> Alternance des supports: oraux, écrits individuels ou collectifs (vidéo-projecteur), textes à lire, dessins humoristiques, ressources numériques, alimentation en lectures permettant l’avancée du groupe,  l’amorçage des discussions (cf exemple de notre Gazette) .

> Alternance des types de travail:  groupes de productions, de pilotage, temps de réflexion, d’échange ou d’analyse, de recherche, de mise en pratique, …

> Alternance des interventions: faire appel aux ressources et intérêts de chacun, à des compétences extérieures qui viendront alimenter le groupe au bon moment (services sociaux, médicaux, culturels, équipe de circonscription, collègue innovant, …) ; élargir , sur certains temps, aux membres de l’équipe éducative quand le sujet s’y prête: le concierge, le personnel périscolaire, des parents élus… (pour le travail sur le climat scolaire par exemple!)

> Alternance des temps et lieux de réunion, en fonction des besoins et des disponibilités: concertations longues ou courtes, plages horaires variées pour ne pas indisposer toujours les mêmes ; changer les lieux de réunion (dans,  et pourquoi pas hors de l’école!)

> Comme en classe, il faut aussi, parfois, savoir relâcher, la convivialité n’est pas interdite !

Travailler UTILEMENT et EFFICACEMENT en réunion, on le voit, suppose un vrai investissement pour le directeur (la directrice)  qui manque cruellement de temps !

Pas d’autre solution que de déléguer, progressivement, des prérogatives qui n’appartiennent pas qu’à lui! Le directeur n’est d’ailleurs pas obligé d’être systématiquement présent (cf texte « conseils de cycles »)

Mais attention, la délégation repose sur la clarté de cadres partagés qui nécessitent discussion et consensus minimal … Dans le cas contraire, on tombe vite dans le « chacun pour soi » et dans les initiatives désordonnées !

« Quand chacun fait ce qui lui plait, on fait forcément déplaisir à quelqu’un!« 

Dernier point, ne culpabilisez pas si vous ne faites pas tout ça ! Moi qui écris ces quelques lignes, je ne trouve pas le temps de tout appliquer! Je tends à… et c’est déjà un gros travail !

Cartes mentales des heures dues

Adepte de clarté pédagogique, j’essaie d’appliquer ce même principe à la coordination de l’équipe pédagogique.

Vous trouverez ainsi deux cartes mentales permettant de se représenter et de planifier les heures dues à notre employeur.

Quand les enseignants sont à temps partiel, le pourcentage s’applique aussi à ces temps de concertation!

exemple: 80% de 61h = 48,8 heures

Dans ce cas , il peut être utile de « prioriser » les réunions pour éviter des participations à la carte qui pourraient remettre en cause l’intégrité de l’équipe (certains IEN donnent des recommandations: cf note de service).

Ces cartes sont des instruments de négociation,  de choix et de décisions permettant à l’équipe d’organiser l’année qui s’annonce (2014-2015).

Obligations de services des enseignants 

127 heures, avec la journée de solidarité (6h) et les 2 jours de prérentrée (6hx2)

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@ > Proposition d’organisation du temps de service des enseignants 61 heures, avec les 7h de solidarité et les 6h de la 2ème journée de prérentrée:  48h + 13h = 61h

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Pour mieux comprendre … Petits rappels utiles / obligations de service

6h de prérentrée

6h pour poursuivre la réflexion engagée pendant la prérentrée, à faire avant les vacances d’automne (Voir le texte officiel)

6h de solidarité (texte officiel journée de solidarité)

et cf. BO Organisation du temps de service des enseignants:

36h > APC

24h > « consacrées à l’identification des besoins des élèves, à l’organisation des activités pédagogiques complémentaires et à leur articulation avec les autres moyens mis en œuvre dans le cadre du projet d’école pour aider les élèves, notamment au titre de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, de la mise en place du dispositif « plus de maîtres que de classes » et de l’amélioration de la fluidité des parcours entre les cycles. »

24h > consacrées « à des travaux en équipes pédagogiques (activités au sein des conseils des maîtres de l’école et des conseils des maîtres de cycle) ;
– à l’élaboration d’actions visant à améliorer la continuité pédagogique entre les cycles et la liaison entre l’école et le collège ;
– aux relations avec les parents ;
– à l’élaboration et au suivi des projets personnalisés de scolarisation des élèves handicapés »

6h de Conseil d’École

18h de formation

En cumulant tous ces temps hors présence des élèves , nous arrivons à un total de 90 heures auxquelles on peut encore enlever les 24h de conseil d’école et de formation et les 6 heures de prérentrée. Il reste donc 60 heures pour l’équipe !