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Ça ne nous regarde pas ?

Faut-il que l’école se mêle de ce qui se passe sur le chemin de l’école à la maison  ?

À la Rucklin, la violence ne passera pas !

Échelle de sanctions, règlement positif des espaces collectifs, « messages clairs », travail sur l’expression des sentiments, Discut’Café et BLOG (LaRucklin)  pour parler de tout ça avec les parents, cour ouverte, classes ouvertes, surveillance active, etc. …

Un résultat positif: plus de violence pendant le temps scolaire ! Les grands, en particulier, ont compris , respectent… s’adaptent et déplacent parfois,  la violence sur d’autres temps, d’autres espaces: le temps de la restauration, le chemin de l’école à la maison!

Paradoxalement (pas tant que ça en fait) , pour quelques plus petits, c’est plus difficile…

On pourrait parler d’échec, penser que le transfert des attitudes ne se fait pas, mais que ce n’est déjà pas si mal puisque l’école est apaisée, le climat apparemment serein, les apprentissages possibles… 

Cour apaisée, mais qu’en est-il des têtes quand on se fait embêter sur le chemin de l’école à la maison?

Quand la violence interdite à l’intérieur se déplace à l’extérieur (très partiellement seulement, heureusement… mais nous avons eu un cas cette semaine) , que devons-nous faire ?

Répondre que c’est sur la voie publique et que ça ne nous regarde pas  comme je l’entends parfois de certains collègues? On n’a pas le temps, c’est pas nos oignons, on va pas gérer tout le quartier ! Le retour à la maison, c’est de la responsabilité des familles !

Bien sûr, il y a du vrai dans tout ça ! 

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Prendre en compte ces comportements marginaux parce que ce sont nos élèves, parce que ce qui se passe aux sorties a inévitablement un impact sur ce qui se passe dedans, parce que ce n’est pas normal d’avoir peur de revenir chez soi, parce que des mamans viennent à l’école pour demander avec beaucoup  d’émotion notre intervention, parce que ces mamans ont intégré ce que l’on essaie de mettre en place en termes d’alliance et de confiance, parce que des pères qu’on ne voit jamais pourraient bien venir sur le trottoir devant l’école pour régler directement des comptes , parce que …. ?

Parce  que, en étirant notre action éducative jusqu’à ces temps et espaces, nous avons tout à y gagner à l’intérieur… en terme d’alliance avec les parents, condition absolue d’un impact durable ?

Parce que c’est un combat « politique » pour que la société laissée à nos enfants soit vivable ?

Une histoire vraie

Jeudi, 2 mamans viennent successivement rencontrer la maîtresse d’un enfant qui aurait frappé le leur à la sortie de l’école, « violemment, sur la tête! » . … Elles  viennent posément parce qu’elles savent que nous écoutons.

Discussion avec l’enseignante, que faisons-nous?

Cet élève qui frappe est en contradiction totale avec tout ce que nous essayons de faire pour enseigner la maîtrise des affects;  les mères sont venues avec confiance parler de leur crainte et de leur révolte ?

Décision est prise de gérer le problème.

Temps 1


Investiguer, comprendre l’évènement

Les victimes et l’agresseur sont reçus  pour une confrontation!

Parole donnée aux victimes qui racontent, puis à l’agresseur…

Temps distancé, émotion à distance, parole donnée et respectée par les protagonistes qui ont l’habitude de s’écouter grâce aux débats philo et aux messages clairs!

On peut parler !

Comme souvent, on se retrouve dans une spirale d’agresseur agressé. L’une des victimes admet avoir eu une part de responsabilité  en « enquiquinant » et en « insultant » . Pour l’autre, c’est plus trouble !

« Je sais qu’il ne faut pas taper, mais je n’ai pas réussi à me contenir ! » dit l’agresseur qui peut parler de sa colère

On peut parler !

Comprendre l’enchaînement des évènements – moqueries, insultes, violence – pour ne pas se laisser à nouveau entraîner, trouver des alternatives, prendre conscience des conséquences possibles pour la santé, pour l’ambiance entre élèves, entre parents, pour les enseignants qui doivent s’emparer du problème….

Rappel de la LOI !

Faut-il appliquer l’échelle de sanctions de l’école pour ce qui se passe dehors, devant l’école et sur le chemin de l’école ?

Temps 2


Retour vers les parents

Je crois en l’institutionnalisation que permet l’écriture!

Une lettre traduisant le traitement de l’évènement par l’école est écrite et sera donnée en mains propres ce lundi aux 3 mamans concernées.

Elle cherche à associer les 3 familles – victimes et agresseur – à la gestion des actes, à partir d’une affiche produite par l’école dans le cadre de son travail contre la violence. Elle rappelle la LOI, distribue les responsabilités en insistant sur le fait que l’analyse n’est pas binaire – les bons et le méchant – comme on pourrait le croire, que les parents et l’école doivent être ensemble pour opposer à ces comportements un même front: « On ne veut plus voir ça, la violence n’est pas une réponse adaptée , les moqueries et insultes produisent de la violence! »

Dans le cadre des partenariats REP, la lettre anonymée sera envoyée  à la Police Municipale, au Commissariat et à la DSDEN (IEN). Les protagonistes et les familles en sont informés.

Temps 3


Peut-être réunirons-nous les trois familles autour d’une table pour nous mettre d’accord et recevoir ensuite les 3 enfants et leur signifier l’alliance  des adultes !

La lettre en PDF, anonyme, of course…. pour avis constructif : Lettre résultats des investigations acte violent

Temps 4


L’évènement fera l’objet d’une discussion en Conseil des maîtres:

La réponse apportée à l’évènement ! Qu’en pensez-vous ?

Faut-il étirer notre échelle de sanctions aux abords de l’école et au chemin de l’école à la maison ?

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Climat scolaire ? Temps du bilan.

Notre projet climat scolaire entre dans sa 3ème année…

Les résultats obtenus justifient-ils les efforts consentis ? Avions-nous posé les bonnes hypothèses ?  Comment assurer la pérennité du projet ?

Avons-nous trouvé un équilibre entre projet personnel et projet collectif ?

Je vous propose ici un travail préparatoire au bilan du projet d’école que notre institution nous demande de faire d’ici la fin de l’année.

Explication de la stratégie adoptée,…

Idées  qui soutiennent l’action, …

Mémoire de ce qui a été fait,…

Projections sur ce que nous pourrions faire, …

Parce que, encore et toujours, … il faut expliquer, confronter au regard des autres pour avancer, analyser, adapter, changer de cap s’il le faut !

Parce que notre désir de nous concentrer maintenant sur le scolaire n’est pas un abandon (du projet), mais juste le dernier développement d’un projet qui compte 9 leviers.

  1. la coéducation (l’alliance),
  2. la violence et le harcèlement,
  3. la justice scolaire
  4. le sentiment d’appartenance
  5. l’environnement,
  6. le partenariat,
  7. la stratégie d’équipe
  8. la réintroduction du symbolisme entre les espaces et les temps
  9. la pédagogie et la coopération, …

Vous l’avez compris, le document offert ici ne répond pas à un obscur désir d’auto-promotion (suis prudent, la lisibilité ne produit pas que des effets positifs, le partage est parfois suspect!) , c’est un préalable à l’analyse et à un bilan authentique, c’est aussi une façon de faire comprendre là où nous en sommes…

Avis bienvenus donc , mais trolls exclus ! (mieux vaut prévenir que guérir, la publication est une prise de risque !)

Ce sera ma dernière publication… Enfin, je crois !

GAZETTE N°77 CLIMAT SCOLAIRE le temps du BILAN

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Un BLOG pour l’école

Nous essayons de développer le projet d’une école bienveillante, mais exigeante !

Exigeante pour nous d’abord, pour les élèves et leurs parents aussi !

L’exigence ne peut reposer que sur la clarté des cadres qui lient les individus les uns aux autres ! 

La bienveillance repose sur l’écoute, l’accueil de la parole, le sentiment donné de justice scolaire, la possibilité de comprendre ce qui se joue à l’école, … 

Une école bienveillante et exigeante, c’est tout sauf du laxisme ! C’est ainsi que nous essayons parallèlement de remettre du symbolisme entre les espaces et les temps:

– cérémonies de passage entre la Maternelle , l’école élémentaire et le collège, …

– transitions entre les espaces (la rue, la cour, les couloirs, la classe)

– codes de politesse, …

L’une des sources des difficultés actuelles est à rechercher dans l’éloignement entre l’univers culturel de l’école et celui de la maison…  Il s’agit donc pour nous, de tenter de rapprocher ces deux univers, puisque nous avons un enjeu commun: l’avenir de leurs enfants, nos élèves !

Le Blog de l’école « Larucklin.eklablog » entre dans cette stratégie d’ALLIANCE sur un enjeu à partager!

@ larucklin.eklablog