NON à la violence

L’école travaille sur le climat scolaire depuis trois ans. Le but de ce projet est d’améliorer les relations pour favoriser les apprentissages.

Le travail engagé n’est pas une assurance définitive contre tout évènement contraire à ce qui est attendu! Il vise à:

  • agir de façon préventive, en mettant en jeu des actions sur différents leviers (cf projet)
  • être prêt à réagir en cas de problème, car nul ne peut garantir qu’il n’arrivera rien!

Rien ni personne ne peut justifier le passage à l’acte !

« Taper » est une réponse enfantine qui s’installe très tôt (avant 2 ans) en réponse à la frustration que tout individu (adultes compris) doit apprendre à gérer… en s’y confrontant !

C’est en posant des limites, un OUI et un NON clairs, que tout parent conduit ce difficile apprentissage !

Le rôle des adultes, c’est … d’ÉDUQUER,  d’enseigner à exprimer ses émotions autrement que par les coups !

Notre école a mis en place un règlement et une échelle de sanctions qui cherche à repousser des comportements que notre société réprouve ! Ce règlement a été voté en Conseil d’Ecole et plébiscité par les familles avec qui on en a parlé. Il est appliqué sans colère, avec rigueur, en constante recherche de « justice scolaire ».

Les parents qui ont fait l’effort de le lire avec attention ont pu constater que ce règlement prévoit sanction et réparation, écoute et retour sur l’acte dans une dimension qui se veut éducative. Des enseignants sont de service en salle de réflexion pour faire ce travail avec chacun des élèves, les maîtres sont sur des postures d’écoute… dans tous les espaces de l’école.

Quelques rares parents le contestent !

Sont-ils les parents des enfants qui frappent ? « Ce sont des enfants, ils font des bêtises, c’est normal! »

Bien sûr , ce sont des enfants… et c’est pour cela que nous parlons d’éducation, c’est pour cela que le règlement réprouve l’acte sans condamner la personne qui est en devenir (un enfant donc!)

Mais la capacité à poser une sanction est un acte de bienveillance, dans la mesure où elle participe à l’éducation, dans la mesure où elle arrête un glissement inquiétant.

Il est une autre forme de violence, moins visible et donc plus difficile à « combattre », c’est la violence des mots.

Moqueries ou insultes, quand elles sont répétées et quand elles visent toujours le même enfant, peuvent être douloureuses.

C’est aux adultes, parents et enfants, de mettre la distance nécessaire avec ce genre d’évènements, pour faire la distinction entre ce qui n’est que chamailleries enfantines et ce qui peut avoir des conséquences plus graves, entre ce qui est « vérité » et « ressenti » , entre ce qui est « stratégie d’évitement » et « réalité » …

Là aussi, la seule solution c’est l’écoute

Mais écouter ne veut pas dire « croire envers et contre tout » ! Ecouter, c’est chercher à comprendre pour agir, si possible ensemble !

Écouter et donc … PARLER !

Notre école a mis en place toute une série de dispositifs destinés à prendre en compte la parole :

  • Messages clairs entre enfants,
  • Conseils coopératifs
  • Posture d’écoute des enseignants
  • Travail systématique sur l’expression des sentiments
  • Valorisation des comportements positifs
  • Débats philosophiques du CP au CM2 sur les grands sujets : la différence, le respect, la liberté, …
  • Action éducative dans les classes en réponse à des évènements

Les enfants ne font souvent que reproduire les modes de relations mises en place dans leur environnement : l’école ne peut pas travailler sur ces questions sans alliance avec les parents sur ces mêmes valeurs.

Une fois encore, on lutte contre la violence en … parlant ! Certains se saisissent de ce qui leur est proposé, d’autres non ! Pourquoi ?

Il faut alors interroger tous les espaces fréquentés par l’enfant, sans occulter celui de la … famille !

En ne renvoyant les responsabilités qu’aux AUTRES – l’école, les structures périscolaires, les autres enfants, leurs parents – sans faire cet effort d’introspection et d’analyse des comportements de son propre enfant, alors on se prépare des lendemains difficiles !

Écouter, … c’est chercher à comprendre sans affect et avec objectivité, pour agir de façon éducative !

Écouter pour cadrer, encadrer, sans dramatiser plus que nécessaire, remettre à sa juste place… pour faire du positif !

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Une réflexion au sujet de « NON à la violence »

  1. GAUDIN

    Il n’y a pas longtemps que j’ai découvert votre site mais mais je suis déjà très « accro ».Merci pour cette exceptionnelle analyse de la violence et de toujours des solutions simples à pratiquer à l’école.

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