Collaborer, coopérer, mutualiser… une chanson exigeante

Dans mon école, on collabore , on coopère, on mutualise… enfin on essaie, avec des degrés divers de réussite, parce que c’est difficile !

Mais quelle richesse !

On utilise souvent ces mots indifféremment, et pourtant c’est pas la même chose ! J’vous parle d’une direction collaborative, pas d’une direction coopérative même si nous coopérons régulièrement!

La mutualisation, c’est le partage de ressources au service d’un objectif partagé. Quand l’école réfléchit à l’évaluation positive, Emmanuelle apporte le bulletin réalisé dans son école précédente, Noémie et Charlotte leur expérience des ceintures de compétences, Charlotte ses notes de lecture sur la question, …

La coopération suppose une répartition coordonnée des tâches au service de la réalisation d’un objectif commun: chacun assume une part de la responsabilité collective, et il y a une répartition claire du travail entre les membres de l’équipe. Le tout se reconstitue en fin de parcours par assemblage des parties.

Bref nous coopérons parfois, et le gain réside dans la division du travail et donc dans le gain de temps. La condition de la réussite, c’est l’implication de chacun de ses membres: chacun doit contribuer, assumer sa part … Quand l’un n’assume pas sa part du travail à réaliser, une sous tâche de la tâche finale… alors le résultat attendu est compromis, le groupe est menacé !

Exemples de coopération dans notre école:

> projet philo et répartition entre chacun des membres du groupe des sujets et des séances à préparer.

> Notre système de pilotage des projets (défi math, lectures offertes, fête, …) est un modèle coopératif: l’un d’entre nous prend en charge une opération, la définit, partage la tâche en sous-tâches qu’il répartit entre chaque volontaire.

Il y a l’idée d’une hiérarchie dans la coopération, … une délégation de la responsabilité à un coordonnateur, même si les interactions entre les membres du groupe sont nécessaires à la cohérence de l’ensemble.

La collaboration, c’est une autre chanson !

Il s’agit de construire, d’extraire ensemble une conception partagée d’un problème; de définir des objectifs communs et de réfléchir aux moyens d’y parvenir… Discussions, négociations, conflits parfois sont à la clé. La collaboration est exigeante, demande du temps et la présence de chacun à toutes les phases de construction, …

Exemple de collaboration dans notre école: définition d’un cadre de travail partagé;

Exemple de collaboration sur le Web: Wikipédia

Ce qui sépare en fait ces deux concepts se situe essentiellement dans l’esprit des participants, dans ce qui lie l’individu au groupe: dans le cas de la collaboration, il y a égalité entre chacun des membres, volonté de participer , d’échanger, de contribuer à la réflexion, …

Mais sachez-le, travailler ensemble demande du temps et de l’engagement ... Pas de temps commun (en « distanciel » ou en « présentiel ») , pas de travail collaboratif !

Question de temps et… d’esprit! Travailler ensemble exige la capacité à abandonner une partie de soi !

Pour qu’un travail coopératif et collaboratif fonctionne, il faut que chaque individu ait le sentiment d’en tirer un bénéfice, et que l’ensemble gagne en efficacité!

Gagner en efficacité, là est toute la question !

Illustration: média fiche d’ac. créteil….

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